Mise à jour : 18 décembre 2012
Fin 2010, le volume des déchets radioactifs s'élève à 1,3 million de m3. Les déchets de haute activité représentent 0,2 % des volumes mais 96 % de la radioactivité. Le secteur de l'industrie électronucléaire est le principal producteur de déchets radioactifs. Alors que les déchets de très faible activité et/ou à vie courte sont stockés pendant la durée nécessaire à leur décroissance radioactive, les déchets à vie longue et/ou haute activité sont entreposés dans l'attente de centres de stockage adaptés.
Certaines activités économiques utilisent les propriétés de la radioactivité et produisent des déchets radioactifs. Ces déchets contiennent des substances qui émettent des rayonnements dangereux pour l'homme et l'environnement. Ils doivent donc être gérés de manière spécifique afin de ne pas exposer l'homme ou les milieux naturels à ces risques.
En France, la majorité des déchets radioactifs provient de l'industrie électronucléaire et des activités du Commissariat à l'énergie atomique. D'autres secteurs d'activités produisent également ces déchets, comme la recherche, la médecine, la défense.
Les déchets radioactifs à vie courte et/ou de très faible activité, qui représentent 90 % des volumes, sont principalement stockés dans des centres de stockage de surface pour la durée nécessaire à leur décroissance radioactive.
Les déchets radioactifs à vie longue et/ou de haute activité sont entreposés dans des installations spécifiques dans l'attente de la définition de centres de stockage adaptés. Parmi eux, les déchets de haute activité représentent 0,2 % des volumes mais 96 % du niveau de radioactivité.
L'ajout des volumes produits entre 2007 et 2010 explique l'augmentation du stock de déchets radioactifs, et notamment celle des déchets à vie longue et haute activité. L'optimisation du volume de conditionnement des stocks existants et l'orientation de certains déchets vers la filière faible activité à vie longue ont entraîné une diminution des stocks de déchets de moyenne activité à vie longue.
Les prévisions des volumes stockés ou entreposés pour 2020 et 2030 s'appuient sur l'hypothèse d'une poursuite de la production électronucléaire et des hypothèses spécifiques pour chaque secteur producteur. On suppose également que les démantèlements des réacteurs à eau pressurisée (REP) ne débuteront pas avant 2030. Les volumes prévisionnels de déchets radioactifs s'élèvent en 2020 à 1,9 million de m3 et 2,7 millions de m3 en 2030.