Mise à jour : 18 décembre 2012
Jusqu'en 1999, la consommation d'énergie des transports a suivi de près la croissance du PIB. Depuis, elle progresse beaucoup plus lentement. Hors biocarburants, cette consommation est revenue en 2011 à son niveau de 1999.
La stratégie nationale de développement durable, comme celle de l'UE, met en exergue la nécessité de parvenir à un découplage entre le développement économique et l'augmentation des flux de transports afin de minimiser les atteintes à l'environnement. Cela implique notamment le choix de modes de transports et des pratiques de mobilité plus économes en énergie et respectant l'environnement.
Jusqu'en 1999, la consommation d'énergie des transports a suivi de près la croissance du PIB. Depuis 2000, elle progresse plus lentement. Cela est dû principalement à la plus grande sobriété du parc de véhicules, liée au durcissement des normes et à l'introduction de dispositifs incitatifs (prime à la casse, bonus-malus). La hausse du prix des carburants, et un meilleur respect des limitations de vitesse, y ont également contribué.
Après avoir rapidement progressé entre 2005 et 2009 en raison du relèvement régulier du taux réglementaire d'incorporation (7 % en 2011 pour l'essence), la consommation de biocarburants stagne aujourd'hui. Les énergies renouvelables représentent 4,9 % de la consommation d'énergie des transports en 2011, contre 5,0 % en 2009 et 0,8 % en 2005.
En 2011, la part modale de la voiture dans le transport intérieur de voyageurs est de 83 % mais cette proportion tend à diminuer légèrement depuis 1995. En parallèle, la part des transports en commun ferroviaires augmente.
Pour le transport de marchandises, la part modale du non routier (ferroviaire et fluvial) s'élève à 11,7 % en 2011. L'objectif de la loi Grenelle 1 est d'augmenter cette part d'un quart entre 2006 et 2012. Toutefois, celle-ci a reculé de plus d'un point entre 2006 et 2010.