Aller au contenu

Aller au menu principal

Aller à la recherche

Liens transversaux haut

Artificialisation des sols

Mise à jour : 18 décembre 2012

Résumé

Les espaces artificialisés s'étendent plus vite que l'évolution de la population. Ils occupent près de 5 millions d'hectares en 2010, soit 9 % du territoire. Ils continuent de s'étendre aux dépens des terres agricoles et des milieux naturels. Après une augmentation progressive entre 1993 et 2003, la progression de l'artificialisation des sols semble s'accélérer depuis 2006.

Graphique

Évolution des zones artificialisées comparée à celle de la population

Évolution des zones artificialisées comparée à celle de la population

Enjeux

L'artificialisation du territoire engendre une perte de ressources naturelles et agricoles et une imperméabilisation des sols, généralement irréversible. Elle s'accompagne d'une fragmentation et d'un cloisonnement des milieux naturels, défavorables à de nombreuses espèces. Elle concourt également à l'augmentation des déplacements, et ainsi à celle des émissions de polluants et gaz à effet de serre. Lutter contre l'artificialisation des espaces et la banalisation des paysages est l'un des choix stratégiques de la Stratégie nationale de développement durable.

Analyse

Les zones artificialisées représentent 8,9 % du territoire en 2010, soit 4,9 millions d'hectares. 17 % de ces surfaces correspondent à des sols bâtis (maisons, immeubles...), 47 % à des sols revêtus ou stabilisés (routes, parkings...) et 36 % à d'autres espaces artificialisés (jardins, chantiers...). Les espaces artificialisés se sont accrus d'environ 397 000 hectares entre 2006 et 2011, principalement aux dépens de terres agricoles, mais aussi de milieux semi-naturels. Le rythme de cette consommation d'espace semble s'accélérer depuis 2006, par rapport à l'évolution observée depuis 1993.