Mise à jour : 18 décembre 2012
En 2011, le régime général de sécurité sociale a reconnu 36,2 accidents du travail avec arrêt pour 1 000 salariés. Les salariés les plus exposés sont les ouvriers; les hommes sont plus touchés que les femmes et les jeunes plus que leurs aînés. Le risque d'accident du travail a baissé de 17,8 % depuis 2000. Selon Eurostat, la diminution du risque d'accident du travail est plus lente en France que dans la moyenne de l'Union Européenne.
Tout accident provoquant une lésion corporelle d'un salarié par le fait ou à l'occasion de son travail constitue un accident du travail (AT). La réduction du risque d'accident au travail répond bien entendu à un enjeu de santé publique et de bien-être social. Mais d'autres enjeux moins visibles sont aussi concernés : augmentation de la production et de la compétitivité, réduction des sorties précoces du marché du travail, diminution des dépenses de soins.
Le régime général de sécurité sociale a reconnu 36,2 accidents du travail (AT) avec arrêt pour 1 000 salariés en 2011. Cet indice de fréquence s'élève à 82 pour les ouvriers, contre 36 pour les employés et seulement 5 pour les cadres en 2010. À durée d'exposition égale, les hommes ont deux fois plus d'AT que les femmes et les jeunes (16-24 ans) deux fois plus que leurs aînés. En revanche, pour ces derniers, les conséquences des AT sont souvent plus graves, et se traduisent par des incapacités permanentes de travail et des décès plus fréquents.
Depuis 2000 en France (CNAM-TS), l'indice de fréquence a baissé de 17,8 %. Néanmoins, une stabilisation est observée depuis 2009. La baisse observée au cours de la période 2008-2009 est sans doute liée en partie au ralentissement économique, l'indice de fréquence des AT ayant un comportement pro-cyclique.
Selon Eurostat, la France présente le troisième plus fort risque d'AT en Europe, juste derrière le Portugal et l'Espagne. Néanmoins, ces comparaisons internationales sont à prendre avec précaution, même si les estimations portent sur les AT avec plus de 3 jours d'arrêt, notamment parce que les modes de déclaration des AT diffèrent sensiblement d'un pays à l'autre. La mesure des évolutions semble plus assurée : l'indice harmonisé d'accidents du travail a diminué de 21 % entre 2000 et 2007 pour la France (Eurostat), contre 29 % pour l'ensemble de l'UE à 15.