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La définition internationale du chômage

Mise à jour : septembre 2012

Le BIT (Bureau International du Travail, agence spécialisée de l’ONU) a adopté une définition du chômage en 1954, puis l’a précisée en 1982. Elle a été reprise dans la plupart des pays du monde, et en particulier dans l’Union européenne. Cette définition donne trois conditions pour qu’une personne soit considérée comme chômeur :

  • être sans emploi ;
  • rechercher activement un emploi, c'est-à-dire avoir pris des dispositions spécifiques au cours d'une période récente spécifiée pour chercher un emploi salarié ou non salarié ;
  • être disponible pour travailler.

La première condition trace la frontière entre personnes ayant un emploi et personnes sans emploi, les deux suivantes la frontière entre chômeurs et inactifs.

Elles traduisent le fait qu’il ne suffit pas d’être sans emploi et de vouloir travailler pour être considéré comme chômeur selon la définition du BIT. En effet, certaines personnes souhaitent travailler mais ne sont pas disponibles pour le faire, pour des raisons familiales ou de santé notamment. Elles sont classées comme inactives. Il en est de même des personnes sans emploi et qui, bien que disponibles, ne recherchent pas d’emploi parce qu’elles ne pensent pas, ou plus, pouvoir en trouver. C’est le cas en particulier d’anciens salariés proches de l’âge de la retraite.

Des précisions indispensables

L’approche adoptée par le BIT pour définir l’emploi, et donc le chômage, se réfère aux concepts économiques de la comptabilité nationale : toute personne ayant contribué à la production nationale est dans ce cadre considérée comme ayant un emploi, même si elle ne travaille qu’à temps très partiel (ne serait-ce qu’une heure pendant une semaine de référence). Il s’agit donc d’une définition extensive de l’emploi et, par conséquent, restrictive du chômage. En outre, elle ne prend pas en compte des dimensions plus sociales ou institutionnelles : le fait d’être indemnisé, ou plus généralement de disposer ou non de ressources suffisantes. Elle ne prend pas non plus en compte les raisons pour lesquelles une personne ayant perdu son emploi se trouve dans cette situation : licenciement, démission, problèmes de santé…

Pour mesurer le nombre de chômeurs au sens du BIT, une interrogation approfondie est nécessaire. La définition du BIT doit être complétée, pour que les questions posées ne comportent pas d’ambiguïté. Cela a été fait par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, en accord avec les États-membres, afin de parvenir à des taux de chômage aussi comparables que possible dans l’Union européenne :

  • pour « rechercher activement un emploi », la personne doit avoir entrepris des démarches spécifiques en vue de trouver un emploi au cours des quatre dernières semaines (ou alors avoir trouvé un emploi qui commence dans les trois mois, ce qui la dispense implicitement de recherche) ;
  • pour « être disponible pour travailler », la personne doit pouvoir commencer une activité dans un délai de deux semaines.
  • en ce qui concerne les « démarches spécifiques », Eurostat, en collaboration avec les États membres, a dressé une liste précise des actes pouvant être considérés comme tels (par exemple, répondre à une petite annonce, ou contacter une agence d’intérim). Dans cette liste, figure le fait de s’inscrire comme demandeur d’emploi auprès d’un bureau public de placement, ou d’avoir un entretien avec un conseiller de ce bureau, mais pas le simple renouvellement de cette inscription.