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Opération statistique : Enquête sur la participation électorale

Présentation de l'opération

Organisme responsable Insee. Direction des statistiques démographiques et sociales (DSDS)
Type d'opération Enquête
Objectifs La participation aux élections est un indicateur de l'implication des citoyens vis-à-vis des institutions et des grands débats collectifs.

En suivant le comportement des inscrits sur les listes électorales entre deux tours d'un même scrutin et entre différents scrutins successifs, les enquêtes sur la participation électorale permettent d'analyser cette implication de façon plus approfondie que l'analyse de l'évolution des taux de participation instantanés publiés par le ministère de l'intérieur.

Ces enquêtes permettent non seulement d'étudier la participation selon différents critères sociodémographiques, mais aussi d'observer l'intermittence du vote, en distinguant des votants systématiques, des abstentionnistes systématiques et des électeurs plus ou moins intermittents.

D'abord nationales, ces opérations sont désormais réalisées sur des échantillons de taille suffisante pour permettre des analyses régionales.
Thèmes abordés Récurrence du vote, entre les deux tours d'une même élection et entre différentes élections successives, selon l'âge, le sexe et différentes caractéristiques sociodémographiques

Champ de l'opération

Champ géographique France métropolitaine

Caractéristiques techniques

Unité statistique enquêtée Électeur inscrit sur les listes électorales
Périodicité de l'opération Intermittente
Historique Une première enquête sur la participation électorale a été réalisée en 1983 à titre exploratoire, à l'occasion des élections municipales.

Elle était alors restreinte aux grandes communes de France métropolitaine (échantillon de moins de 3 000 personnes).

En 1984, l'opération était renouvelée sur l'ensemble du champ France métropolitaine pour les élections européennes (échantillon d'environ 7 000 personnes).

En 1998, le dispositif suit pour la première fois plusieurs élections successives : élections présidentielle et législative de 1988, référendum sur la Nouvelle Calédonie et élections municipales de 1989. Le panel concerne environ 8 000 personnes. Il permet de produire les premières analyses sur la récurrence du vote, au niveau national.

En 1995, un nouveau panel est constitué pour l'élection présidentielle de 1995, les élections municipales de 1995 et les élections législatives de 1997. Il porte sur près de 39 000 personnes, ce qui permet les premières analyses régionales.

Ce cadre a ensuite été reconduit en 2002-2004 (élection présidentielle et élections législatives de 2002, élections régionales et européennes de 2004) puis en 2007-2008 (élection présidentielle et élections législatives de 2007, élections municipales de 2008).
Plan de sondage Depuis 1995, l'échantillon des panels successifs est d'environ 40 000 personnes. Il est tiré dans le fichier général des électeurs géré par l'Insee en application de l'article L37 du code électoral. Ce fichier permet de contrôler l'inscription sur les listes électorales.

Il permet notamment d'éviter les inscriptions multiples : quand une personne s'inscrit dans une commune, par exemple à la suite d'un déménagement, l'Insee en est informé par un avis envoyé par cette commune ; à son tour, il informe l'ancienne commune d'inscription pour qu'elle procède à sa radiation. Ce fichier ne sert pas à établir les listes électorales.

Il peut donc exister de légers écarts entre le nombre d'inscrits dans la liste électorale de la commune et le nombre d'inscrits au fichier de l'Insee pour cette commune. Les électeurs potentiels, mais non inscrits, n'entrent pas dans le champ étudié.

Le tirage est un tirage stratifié à probabilités inégales, qui doit, d'une part, assurer des échantillons de taille suffisante au niveau régional pour permettre de produire des résultats à ces échelons ; et d'autre part, limiter le nombre de communes concernées pour limiter les coûts de la collecte.
Méthodologie Une fois l'échantillon d'électeurs inscrits constitué, la participation ou non aux élections est constatée par les agents des directions régionales de l'Insee, en consultant les listes d'émargement dans les dix jours qui suivent le scrutin, comme tout électeur peut le faire.

Cette consultation s'effectue dans les préfectures pour les scrutins nationaux et dans les sous-préfectures pour les autres scrutins. Le même échantillon d'électeurs peut être suivi durant plusieurs scrutins (dans ce cas, les électeurs changeant de communes d'inscription ne sont pas suivis).

Le fichier général des électeurs comporte peu d'informations sociodémographiques (l'âge et le genre, la commune d'inscription, la commune de naissance). Pour disposer de davantage d'informations, comme la catégorie socioprofessionnelle, le diplôme ou la situation familiale, un rapprochement avec l'échantillon démographique permanent (EDP) est effectué.

Cet échantillon rassemble les bulletins d'état-civil et les bulletins de recensement d'un centième de la population. Comme il est constitué à partir de la date de naissance, il est facile de restreindre la base de sondage de l'enquête aux électeurs susceptibles d'être dans l'échantillon démographique permanent.
Voir aussi Échantillon démographique permanent / EDP