L’emploi que chaque individu occupe dans la société est identifiable au moyen de plusieurs nomenclatures, notamment une nomenclature d’activités (par exemple la nomenclature d’activités françaises, la NAF) et une nomenclature de professions (par exemple la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles, la PCS).La nature de l’ensemble des tâches qu’exerce un individu dans son travail, qu’on désigne par « fonction », peut être similaire d’un secteur d’activité à l’autre.
Les emplois relatifs à une fonction peuvent être comptabilisés au niveau d’un territoire : leurs titulaires concourent à une même mission et pourraient permuter lorsqu’ils exercent la même profession avec la même qualification. Les nomenclatures fonctionnelles se fondent généralement sur des croisements d’activité et de profession (par exemple NAF*PCS) mais sont particulièrement délicates à établir lorsqu’elles cherchent à être exhaustives, c’est-à-dire couvrir l’ensemble des emplois de le société.
La grille qui a défini les fonctions métropolitaines supérieures a été construite de façon empirique, sans chercher l’exhaustivité. Elle sélectionne des fonctions selon trois critères : elles sont à la fois aisément identifiables, davantage présentes dans les villes (et d’autant plus que la ville est importante), et correspondent essentiellement au plus haut niveau de qualification, de type cadre ou ingénieur. C’est ainsi que onze fonctions métropolitaines supérieures ont été identifiées et quantifiées à l’aide du recensement de 1999. Le terme « métropolitain supérieur » fait implicitement référence à celles des fonctions dont le contenu décisionnel est élevé ou qui contribuent à l’image de marque de la ville où elles s’exercent. Les chiffres qui sont présentés ici sont relatifs aux aires urbaines de 1999.
Voir aussi : Insee Première de Mars 2002 : onze fonctions pour qualifier les grandes villes.