La conjoncture régionale

Note trimestrielle de conjoncture - 4e trimestre 2011 : Au quatrième trimestre 2011 légère croissance de l'activité, pas de l’emploi

Sommaire

Activité économique

Emploi salarié

Marché du travail

Publication

Une activité résistante en France


Graphique : PIB et contribution de la demande intérieure

Au quatrième trimestre 2011, l’activité ralentit nettement dans les économies avancées. Elle se contracte dans la zone euro, au Royaume-Uni et au Japon, alors qu’elle continue de croître aux États-Unis à un rythme soutenu. En France l’activité progresse légèrement (+ 0,2 %), soutenue par une demande dynamique : les exportations augmentent (+ 1,2 %), l’investissement des entreprises rebondit (+ 1,4 %) et la consommation des ménages résiste (+ 0,2 %). Du côté de l’offre, la production manufacturière croît de 0,6 % et celle des services et de la construction progresse également. L’emploi baisse au second semestre dans les secteurs marchands non-agricoles, particulièrement dans l’intérim. Le taux de chômage s’établit à 9,4 % de la population active métropolitaine. Au premier semestre 2012, la croissance française serait faible, mais légèrement supérieure à la moyenne de la zone euro. La production industrielle reculerait et la demande intérieure resterait peu dynamique en raison d’une baisse du pouvoir d’achat. Le chômage continuerait d’augmenter.

Arrêt du ralentissement de l’activité régionale

Graphique : Indicateur synthétique de la tendance de l'activité régionale

Le climat des affaires est stable au quatrième trimestre après une baisse les deux trimestres précédents. Le niveau d'activité dans l'industrie, le bâtiment et les services avoisine la moyenne de longue période. Les créations d’entreprise progressent en fin d’année mais sur un an elles diminuent de 12 % en raison d’un moindre attrait pour le statut d’auto-entrepreneur. Les échanges internationaux s’intensifient tout au long de 2011 et le solde apparaît fortement excédentaire en fin d’année.

L’emploi salarié marchand continue de diminuer (- 0,2 %), mais plus légèrement qu’au dernier trimestre. Cette baisse est commune à tous les secteurs sauf à celui du commerce qui stagne. Elle est, ce trimestre encore, particulièrement marquée dans l’intérim (- 1,7 %). Le taux de chômage est de 8,7 % de la population active au quatrième trimestre, soit une augmentation de 0,1 point.

Activité économique

Léger ralentissement dans l’industrie

Graphique : Tendance passée de la production dans l'industrie - Séries CVS

Selon les chefs d’entreprises industrielles interrogés en janvier 2012, l’activité continue de ralentir et atteint un niveau proche de la moyenne de longue période. La demande est faible en fin d’année et les prévisions restent moroses, sauf pour la demande étrangère qui devrait évoluer moins négativement. La production s’aligne sur cette tendance fragile et les stocks restent à un niveau adapté. Les cadences s’accélèrent uniquement dans la fabrication de matériel de transport. Les prévisions pour le premier trimestre 2012 sont pessimistes pour le secteur agro‑alimentaire, tant au niveau de la production qu’au niveau de la demande. Il en va de même pour les professionnels de la fabrication d’équipements électroniques ou électriques et de la fabrication de matériel de transport. En revanche, l’activité pourrait redevenir plus dynamique dans le secteur des autres produits industriels (textile, chimie, pharmacie...).

Maintien dans le bâtiment

Graphique : Tendance passée de l'activité dans le BTP - Séries CVS

Après un ralentissement à l’automne, l’activité dans le secteur du bâtiment se stabilise en fin d’année. Toutefois, celle-ci ralentit dans le secteur de l’amélioration et entretien de l’habitat et pour les chantiers privés. Elle se renforce légèrement dans le gros oeuvre et se maintient dans le second oeuvre. Les professionnels estiment toujours que leurs carnets de commandes (5,5 mois d’emploi à temps plein des effectifs) restent inférieurs à la normale. Les prix restent stables, ce qui ne renfloue pas les trésoreries jugées insuffisantes. Les perspectives d’évolution de l’activité sont peu optimistes dans tous les secteurs et risquent de freiner les éventuels investissements.

Au quatrième trimestre 2011 le niveau des mises en chantier est en progression, avec 4 041 logements. Sur l’année, près de 14 500 logements ont été commencés, soit une croissance de 17 % par rapport à 2010 (+ 22 % au niveau national). Dans le secteur de la maison individuelle seules les mises en chantier de logements individuels purs progressent. Celles relatives aux logements collectifs ont continué d’accélérer tout au long de l’année 2011.

Graphique : Logements  commencés en région Centre par type de construction - Séries brutes trimestrielles
Construction neuve
 
Données brutes (à date de prise en compte dans le système)
Sources : MEEDDM, SOeS, Sit@del2
4e
trimestre
2011
4e
trimestre
2010
Cumul
sur
quatre
derniers
trimestres
Glissement
du cumul
(%)
Logements commencés 4 041 3 768 14 459 17,1

Incertitude dans le secteur des services

Graphique : Tendance passée de l'activité dans les services - Séries CVS

Le ralentissement vécu depuis le début de l’année prend fin au quatrième trimestre et l’opinion des chefs d’entreprise redevient plus positive. Les secteurs de l’hébergement et la restauration ainsi que celui des services administratifs et de soutien sont les seuls à ne pas bénéficier de ce redressement. Les prévisions concernant l’activité, en France ou à l’étranger, s’orientent à la baisse. Malgré une remontée des prix, les chefs d’entreprise anticipent une diminution de leurs résultats d’exploitation.


Stabilisation du nombre de créations

Graphique : Créations d'entreprise - Série CVS

Au quatrième trimestre 2011, le nombre de créations repasse légèrement au-dessus du seuil des 4 000 entreprises. Sur l’année, le nombre d’entreprises créées (16 127) est en recul de 12 %. Cette évolution provient largement de l’essoufflement des auto-entreprises, qui représentent encore 58 % des créations actuelles. Ainsi, sur un an, le nombre de créations d’auto-entreprises chute de 20 % alors que les créations d’entreprises « traditionnelles » progressent légèrement (+ 2 %). Seul le secteur des activités financières et d’assurances reste stable (+ 0,3 %), mais celui-ci est très faiblement concerné par l’auto-entreprenariat (1 %). Le secteur de l’information et communication enregistre la plus forte baisse annuelle (- 20 %), suivi par les activités spécialisées scientifiques et techniques (‑ 14 %) et par la construction et l’industrie (‑ 11 %).


Créations d'entreprise
 
Données CVS* : évolution par rapport au trimestre précédent
* Corrigées des variations saisonnières
Source : Insee, Répertoire des entreprises et établissements (Sirene)
4e
trimestre
2011
3e
trimestre
2011
Centre 9,1 -8,7
France 7,9 -4,7

Créations d'entreprise par secteur
 
Secteur 4e
trimestre
2011
(brut)
4e
trimestre
2010
(brut)
Cumul
sur les
quatre
derniers
trimestres
Glissement
du cumul
(%)
Poids du
secteur
au
01.01.11
(%)
Source : Insee, Répertoire des entreprises et établissements (Sirene)
Industries manufacturières, extractives et autres 294 276 944 − 11,2 8,5
dont :
industries manufacturières 225 230 792 − 8,4 7,8
Construction 577 656 2 589 − 11,4 15,4
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration 1 134 1 147 4 893 − 8,0 30,9
dont :
commerce, réparation d'automobile et motocycle 908 897 3 862 − 8,7 21,6
transports et entreprosage 64 73 282 − 5,4 2,5
hébergement et restauration 162 177 749 − 5,5 6,8
Information et communication 169 143 589 − 19,8 2,3
Activités financières et d'assurance 101 106 360 0,3 3,6
Activités immobilières 125 160 510 − 5,4 4,3
Activités spécialisées, scientifiques et techniques, de services administratifs et de soutien 715 774 2 848 − 14,0 13,7
Administration publique, enseignement, santé et action sociale 402 422 1 450 − 6,0 12,5
Autres activités de services 506 584 1 944 − 22,6 8,9
Ensemble des créations 4 023 4 268 16 127 − 11,9 100,0

Situation favorable pour le commerce extérieur

En région Centre, au dernier trimestre 2011, le solde commercial dépasse 350 millions d’euros, niveau rarement atteint depuis le début de la crise. Les importations passent sous le seuil des 4 milliards d’euros, et les exportations sont dynamiques, approchant 4,3 milliards. Toutefois, sur l’année 2011, le solde commercial est de 447 millions d’euros, en baisse de moitié par rapport à 2010 (897 millions d’euros). Les importations progressent de 13,9 % (+ 18,1 % pour les produits pharmaceutiques, + 13,4 % pour les machines et équipements d’usage général). Les exportations augmentent de 10,2 % (stagnation des produits pharmaceutiques et cosmétiques, + 11,7 % pour les machines et équipements d’usage général). En un an, les exportations vers la zone euro ont crû de 12 % et de 17 % vers l’Asie. Si les importations depuis la zone euro croissent de 23 % celles en provenance d’Asie baissent de 8 %.


Les chiffres du commerce extérieur
 
millions d'euros - CAF - FAB
(Importations coût, assurance et fret - exportations franco à bord)
4e
trimestre
2011
4e
trimestre
2010
Cumul
sur
quatre
derniers
trimestres
Glissement
du cumul
(%)
Source : Direction régionale des Douanes du Centre
Exportations 4 289 4 000 16 915 10,2
Importations 3 931 3 605 16 468 13,9
Solde 358 395 447 -

Commerce extérieur : cumul des quatre derniers trimestres (année 2011)
 
millions d'euros - CAF - FAB (Importations coût, assurance et fret - exportations franco à bord)
Exportations 16 915 Importations 16 468
Source : Direction Régionale des Douanes du Centre
Produits principaux Produits principaux
Produits pharmaceutiques 3 927 Produits pharmaceutiques 2 019
Parfums, cosmétiques et produits d'entretien 2 347 Machines et équipements d'usage général 1 386
Machines et équipements
d'usage général
1 985 Produits chimiques de base,
produits azotés, matières plastiques
et caoutchouc synthétique
1 268
Matériel éléctrique 754 Produits éléctroniques grand public 719
Produits chimiques de base, produits azotés,
matières plastiques et
caoutchouc synthétique
505 Appareils ménagers 641

EMPLOI SALARIÉ

Nouvelle baisse de l'emploi

La région compte 578 500 emplois salariés marchands, soit une baisse trimestrielle de 1 300. Le recul amorcé depuis un semestre se poursuit mais plus lentement que le trimestre précédent (- 0,2 % contre - 0,4 % au troisième trimestre).

C'est toujours l'intérim qui connaît la plus forte diminution mais de façon moins accentuée (- 1,7 % après - 3,8 %). L'emploi dans l'industrie (- 0,2 %) et les services marchands (- 0,2 %) continue de décroître au même rythme. En baisse au troisième trimestre, le commerce stagne désormais ; à l'inverse, la construction fléchit (- 0,3 %) alors qu'elle était stable précédemment.

À l'exception du Loiret (+ 0,2 %), tous les autres départements cèdent des emplois. Les pertes s'accentuent dans l'Indre-et-Loire (- 0,5 %) et le Loir-et-Cher (- 0,4 %) alors qu'elles s'atténuent dans le Cher (- 0,4 %), l'Indre (- 0,3 %) et l'Eure-et-Loir (- 0,2 %).

Dans le Loiret, la progression des emplois dans l'intérim (+ 1,8 %), le commerce (+ 0,5 %) et les services marchands (+ 0,2 %) dépasse la baisse dans l'industrie (‑ 0,4 %).

L'Indre-et-Loire enregistre une perte de 700 postes répartis dans l'intérim (- 5 %), les services marchands (- 0,5 %) et l'industrie (- 0,4 %).

Dans le Loir-et-Cher, l'industrie est le secteur qui cède le plus d'emplois (-  0,5 %).

Dans le Cher, seuls les services marchands (- 1,3 %, soit 300 postes en moins) contribuent à la baisse de l'emploi.

Dans l'Indre, l'intérim connaît le plus fort recul (-  8 %). La légère progression dans l'industrie et les services marchands atténue la perte globale des emplois du département.

Enfin, en Eure-et-Loir, la hausse de l'emploi dans les services marchands (+ 0,5 %) ne compense pas les pertes dans l'intérim (- 6,2 %).

Graphique : Emploi salarié de la région Centre
Emploi salariés en CVS* fin de trimestre
 
Nombre
de
salariés
Évolution
sur trois mois
(%)
Évolution
sur un an
(%)
* Corrigées des variations saisonnières
Champ : emploi salarié du secteur privé marchand non agricole
Source : Insee, Estimations d'emploi
Secteurs 4e
trimestre
2011
4e
trimestre
2011
3e
trimestre
2011
4e
trimestre
2011
Industrie 156 668 − 0,2 − 0,2 − 0,8
Construction 60 059 − 0,3 0,0 − 1,0
Commerce 110 698 0,0 − 0,2 − 0,3
Service marchand hors intérim 222 409 − 0,2 − 0,3 0,2
Intérim 28 685 − 1,7 − 3,8 − 2,8
Centre 578 521 − 0,2 − 0,4 − 0,4

Graphique : Evolution de l'emploi salarié départemental (séries CVS)


Ralentissement de l'intérim

Au quatrième trimestre 2011, le nombre d'emplois intérimaires en données corrigées des variations saisonnières est en baisse pour la deuxième fois consécutive, avec 1,0 % d'emplois de moins qu'au troisième trimestre 2011.

L'emploi en équivalent temps plein dans les secteurs de la construction et des services progresse respectivement de 2,3 % et 3,8 %, mais cela ne suffit pas à compenser les pertes d'emplois dans l'industrie (- 4,9 %).

Toutefois, cette tendance trimestrielle à la baisse est à relativiser. Plus de 11 % d'emplois intérimaires en équivalent temps plein ont été créés au cours de l'année 2011 dans la région. Cette hausse concerne tous les secteurs, notamment l'industrie (+ 14,4 % sur un an) et dans une moindre mesure la construction (+ 9,1 %) et les services (+ 7,8 %).


Intérim : emplois en équivalent temps plein
 
Données CVS : évolution par rapport au trimestre précédent (en %) Données brutes
* Corrigées des variations saisonnières
Source : Unedic
Secteur 4e
trimestre
2011
3e
trimestre
2011
4e
trimestre
2011
4e
trimestre
2010
Cumul
sur les
quatre
derniers
trimestres
Glissement
du cumul
(en %)
Industrie -4,9 -3,8 13 314 13 935 58 017 14,4
Construction 2,3 -1,0 4 338 3 974 16 925 9,1
Services 3,8 -1,8 9 839 9 163 36 951 7,8
Total -1,0 -2,8 27 492 27 072 111 893 11,3
Graphique : Emplois en ETP dans l'intérim

Marché du travail

Une évolution semblable des taux de chômage régional et national

Au quatrième trimestre 2011, le taux de chômage régional atteint 8,7 %, soit 0,7 point de moins que le taux national. Cet écart reste stable puisque les deux échelons géographiques suivent des évolutions trimestrielles et annuelles similaires.

Le Cher présente le taux de chômage le plus élevé (9,9 %) ainsi que les plus fortes hausses trimestrielle (+ 0,4 point) et annuelle (+ 0,6 point).

Les autres départements de la région enregistrent des taux inférieurs au taux national, s'échelonnant de 8,1 % pour le Loir-et-Cher à 9,0 % pour le Loiret. Ces taux sont relativement stables, ceux de l'Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher étant identiques à ceux du trimestre précédent, tandis que l'Indre et l'Indre-et-Loire affichent au quatrième trimestre 2011 des taux supérieurs de 0,1 point à ceux du troisième trimestre.

Taux de chômage départementaux *
%
4e
trimestre
2011
*
Variation
sur un
trimestre
(en point)
Variation
sur un an
(en point)
* Estimations provisoires au 4e trimestre 2011
Source : Insee, Taux de chômage localisés
Cher 9,9 0,4 0,6
Eure-et-Loir 8,8 0,0 0,0
Indre 8,4 0,1 0,4
Indre-et-Loire 8,2 0,1 0,1
Loir-et-Cher 8,1 0,0 0,2
Loiret 9,0 0,2 0,3
Centre 8,7 0,1 0,2
France 9,4 0,1 0,1

Le nombre de demandeurs d'emploi en augmentation

La région Centre compte près de 105 000 demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A (données CVS) à Pôle emploi au quatrième trimestre 2011, soit une augmentation trimestrielle de + 4,0 %. Pour la France métropolitaine, l'évolution est légèrement moindre (+ 3,4 %), portant ainsi le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A à 2 874 500.

Concernant l'ensemble des demandeurs d'emploi (catégories A, B et C), la hausse est plus atténuée : + 2,4 % dans le Centre et + 2,3 % au niveau national.

Les jeunes de moins de 25 ans représentent 16,6 % des demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois de catégories A, B et C dans la région, soit 0,1 point de plus que l'année précédente. Au niveau national, la part des jeunes augmente également dans la même proportion, atteignant ainsi 15,1 % au quatrième trimestre 2011.

Inversement, dans le Centre, la part des demandeurs d'emploi inscrits depuis plus d'un an diminue de 0,1 point sur l'année, pour atteindre 36,5 %. La baisse est plus importante au niveau national (- 0,3 point).

Les femmes représentent plus d'un demandeur d'emploi sur deux (52 %). Ce taux est en constante progression depuis le deuxième trimestre 2011 et demeure supérieur d'un point au niveau national.

Demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi
 
4e trimestre 2011 Centre
(CVS*
et %)
France
métropolitaine
(CVS-CJO**
et %)
* Corrigés des variations saisonnières
** Effets de jours ouvrables
Sources : Pôle emploi, Statistiques mensuelles du marché du travail ; Dares
Catégorie A
(actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi)
104 835 2 874 500
Évolution sur le trimestre (%) 4,0 3,4
Catégories A,B,C
(actes positifs de recherche d'emploi)
162 807 4 270 700
Évolution sur le trimestre (%) 2,4 2,3


Graphique : Demandeurs d'emploi en fin  de mois
Demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois
à Pôle emploi de catégories A, B, C
 
Centre France
* Corrigées des variations saisonnières
Sources : Pôle emploi, Statistiques mensuelles du marché du travail, Dares. Calcul des CVS : DIRECCTE du Centre / ESE,
Données CVS* 4e
trimestre
2011
3e
trimestre
2011
4e
trimestre
2011
3e
trimestre
2011
Part des jeunes 16,6 16,5 15,1 15,0
Part de chômeurs
de longue durée
36,5 36,6 37,9 38,2
Part des femmes 52,0 51,8 51,0 51,0

Diminution relative des offres d'emploi

Graphique : Offres d'emploi enregistrées par type de contrat

Plus de 31 800 offres d'emploi ont été déposées à Pôle emploi au cours du quatrième trimestre 2011, soit un niveau inférieur de 1,9 % à celui enregistré le même trimestre de l'année précédente.

Ce sont les offres de contrats à durée déterminée de moins de six mois qui reculent le plus (- 5,4 % sur un an). Le nombre d'offres en CDI accuse une baisse annuelle de 3,4 % et celui des CDD de plus de six mois enregistre une diminution mais de moindre ampleur (- 0,9 %). Seules les offres en intérim progressent (+ 9,7 %).

En termes de structure, les parts des CDI et des CDD de plus de six mois ont très peu évolué par rapport au quatrième trimestre 2010. Par contre, la part des missions d'intérim gagne 2 points au détriment des CDD de moins de six mois dont la proportion recule de 1,6 point.

Baisse du nombre de sorties

Par rapport à l'année précédente, le nombre de demandeurs d'emploi sortis des fichiers de Pôle emploi au quatrième trimestre 2011 diminue de 1 000, ce qui représente une baisse des sorties de 1,5 %.

Bien que le nombre de personnes reprenant un emploi ou entrant en stage augmente respectivement de 1,8 % et 18,4 %, cela ne suffit pas à compenser les baisses de sorties pour absence au contrôle (- 3,9 %) et pour arrêt de recherche (‑ 8,2 %).

L'absence au contrôle demeure le principal motif et représente plus d'une sortie sur trois. Les arrêts de recherche et les reprises d'emploi constituent chacun 18 % du total des sorties de Pôle emploi.

Sorties de Pôle emploi par motif (catégories A, B, C)
 
Données brutes 4e
trimestre
2011
4e
trimestre
2010
Evolution
par
rapport
au 4e
trimestre
2010
(en %)
Part de
chaque
motif
(en %)
Sources : Pôle emploi, Statistiques mensuelles du marché du travail ; Dares
Nombre de sortie 64 826 65 829 -1,5
dont :
reprise d'emploi 11 681 11 471 1,8 18,0
entrées en stage 5 692 4 808 18,4 8,8
absence au contrôle 21 859 22 755 -3,9 33,7
arrêt de recherche 11 848 12 904 -8,2 18,3
autres motifs 13 746 13 891 -1,0 21,2

Des inscriptions en hausse

Graphique : Entrées à Pôle emploi au 3e trimestre 2011

Les nouvelles inscriptions à Pôle emploi s'élèvent à près de 74 000 au quatrième trimestre 2011 et sont supérieures de 14,1 % aux sorties. En un an elles ont augmenté de 11,5 %.

Les entrées suite à une fin de mission d'intérim et suite à une fin de contrat enregistrent les plus fortes hausses annuelles, respectivement + 21,6 % et + 17,5 %. Ces deux motifs représentent 32 % du total des inscriptions.

Seules diminuent les entrées liées à un licenciement économique (- 18,3 %) ou à une première entrée (- 17,2 %).



Pour comprendre ces résultats

La repondération des enquêtes de conjoncture

Les données sont issues de l’application des résultats de l’enquête nationale de conjoncture dans l’industrie, le bâtiment et les services (voir champs exacts ci-dessous), à l’appareil productif régional. Cette régionalisation prend ainsi en compte la structure particulière de l’industrie, du bâtiment et des services en région Centre. Les résultats sont exprimés en solde d’opinion (défini comme étant la différence entre le pourcentage de réponses en hausse et du pourcentage de réponses en baisse).

Les champs exacts concernés sont en NAF 2008 Rev2 :

Les données brutes et corrigées des variations saisonnières (CVS)

La série brute est la série observée ; son évolution peut en général se décomposer en trois facteurs : une tendance, une composante saisonnière et des composantes irrégulières. La correction des variations saisonnières est une technique statistique pour éliminer l’effet des fluctuations saisonnières normales sur les données, pour en faire ressortir les tendances fondamentales (tendance et composantes irrégulières). Les données CVS sont utilisées pour comparer les trimestres entre eux. Les données brutes sont utilisées pour comparer une période par rapport à la même période de l’année précédente. Pour des données brutes trimestrielles, on compare donc le trimestre au même trimestre de l’année précédente ; pour des données trimestrielles cumulées sur quatre trimestres, on compare le cumul sur les quatre derniers trimestres au cumul sur les quatre trimestres précédents.

L'indicateur synthétique régional

Il résume l’activité régionale passée à partir des résultats repondérés des enquêtes de conjoncture : c’est la moyenne pondérée des trois soldes d’opinion sur les tendances passées de l’activité dans l’industrie, le bâtiment et dans les services.

Les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi

L'emploi salarié

Les indices d’évolution trimestrielle de l’emploi proviennent en majeure partie de trois sources : Urssaf, Unedic et enquête Acemo auprès des entreprises. Les séries trimestrielles sont calées sur les séries annuelles. Ces dernières sont produites avec le dispositif des estimations d’emploi localisé (ESTEL) à partir des déclarations annuelles de données sociales (DADS).

Le champ couvert correspond au secteur privé marchand non agricole. Sont exclus les salariés des secteurs relevant de la MSA (Mutualité Sociale Agricole) et les emplois publics des secteurs non marchands (administration, éducation, santé et action sociale). Sont également exclues les données des particuliers-employeurs dont la qualité est devenue trop fragile.

Les résultats sont présentés en glissement trimestriel : l’évolution de l’emploi observée au cours d’un trimestre (entre le premier et le dernier jour du trimestre) est comparée à l’évolution observée au cours du même trimestre de l’année précédente.

Les mouvements de main-d'œuvre

Le taux d’entrée rapporte le nombre d’entrées du trimestre à l’effectif total de l’entreprise en début de trimestre. Le taux de sortie rapporte le nombre de sorties du trimestre à l’effectif total de l’entreprise en début de trimestre.

Le taux de rotation de la main-d'œuvre

ce taux correspond à la demi-somme des taux d’entrée et de sortie.

Le taux d'évolution des effectifs salariés

Ce taux est égal à la différence entre le taux d’entrée et le taux de sortie.

Les créations d'entreprise

La statistique des créations d’entreprise est constituée à partir des informations du répertoire des entreprises et des établissements (Sirene). Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en oeuvre de nouveaux moyens de production. De plus, cette statistique concerne désormais l’ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Le chômage

En application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau International du Travail (BIT), un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions : être sans emploi, c’est-à-dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu’une heure, durant une semaine de référence ; être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours et chercher activement un emploi ou en avoir trouvé un qui commence ultérieurement.

Le taux de chômage

C'est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

avril 2012 - n° 24

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