Dynamique démographique, vieillissement de la population et baisse de la taille des ménages sont les facteurs déterminants des évolutions à venir. Ces évolutions accroissent le besoin d’informations localisées.
En région, l’Insee met en oeuvre, à la demande des acteurs publics, une méthode de prospective ménages-logements.
Dans une dizaine de régions, l’Insee a ainsi publié au cours des deux dernières années des projections de ménages à l’horizon 2030, fruits de partenariats locaux. Celles-ci reposent sur des projections de population, dont on déduit une projection de ménages. Deux ou trois scénarios sont établis en faisant évoluer différemment les comportements, les perspectives chiffrées reposant sur des évolutions comportementales déjà observées.
Si, pour le statisticien, les notions de ménage et de logement sont liées, elles ne sont pas identiques : à chaque ménage correspond une résidence principale , mais une projection de ménages n’est pas une projection de types de logements. Pour passer de l’une à l'autre, des hypothèses normatives sur l’évolution du parc (résidences secondaires, logements vacants…), mais également sur les conditions de logement à atteindre sont nécessaires (comme par exemple la surface ou le nombre de pièces souhaitables selon le type de ménage).
Afin d’éclairer ce dernier aspect, l’Insee propose une analyse rétrospective et dynamique de la façon dont les différentes catégories de ménages ont occupé les différents types de résidences principales.
Construire un indicateur de peuplement implique que le statisticien se base sur des jugements normatifs. Ainsi, « deux enfants de même sexe de plus de sept ans partageant la même pièce » correspond à un peuplement « normal ». Cependant, des travaux universitaires ont montré que les enfants disposant d’une chambre personnelle réussissaient mieux à l’école. Ce constat est une piste éventuelle pour la redéfinition d’une situation de sur-occupation.

INSEE Actualités Magazine n°57 - Septembre 2010