Avec seulement 6 % de la population active au chômage au troisième trimestre 2008, les Pays de la Loire faisaient partie du trio de tête des régions françaises, aux côtés du Limousin et de la Bretagne. Derrière ce taux de chômage régional se cachent des écarts de niveaux de chômage locaux importants : de 3,7 % dans la zone d’emploi de Vendée-Est à 7,1 % dans celle de Vendée-Ouest. En outre, examiné seul, le taux de chômage ne dit rien de la durée moyenne du chômage, de la fréquence des pertes d’emploi, ni de la difficulté plus ou moins grande du retour à l’emploi des chômeurs.
L’Insee et la direction régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (DRTEFP) ont décidé en 2007 d’engager une étude en partenariat, visant à éclairer le fonctionnement des marchés locaux du travail. Il s’agissait d’analyser les disparités infrarégionales des sorties du chômage vers l’emploi, qui ne recoupent pas forcément celles des taux de chômage. L’analyse de ces disparités devait aider à identifier les principales causes locales du chômage sur un territoire donné.
Il ressort de cette étude, publiée en décembre 2007, que les déterminants majeurs du retour à l’emploi durable sont d’ordre macroéconomique, les caractéristiques structurelles socioéconomiques des territoires, comme la taille des établissements, primant sur les profils individuels.
À caractéristiques individuelles identiques, la probabilité de retour à l’emploi durable pour deux personnes peut varier ainsi du simple au double selon les zones.

INSEE Actualités Magazine n°54 - Juin 2009