Aller au contenu

Aller au menu principal

Aller à la recherche

Liens transversaux haut

Le champ des statistiques européennes en expansion

Les statistiques européennes ont accompagné la construction de l’Union européenne et s’enrichissent progressivement avec l’élargissement du domaine de compétence communautaire.

Sommaire

Article

Une forte montée des besoins statistiques à partir des années 1990

Les traités fondateurs de la Communauté économique européenne se sont traduits par la mise en place de statistiques relatives au commerce extérieur, à l’agriculture et à l’énergie.

Le champ couvert par les statistiques européennes suit celui des enjeux de l’Union européenne dont la construction a connu une formidable accélération au cours des années 1990.

Ainsi, les agrégats macro-économiques (la croissance et ses composantes, l’indice des prix à la consommation, l’emploi…) sont-ils devenus déterminants avec le renforcement de la concertation en matière de politique économique et l’instauration de la zone euro.

À la fin des années 1990, l’Agenda social européen a contribué au développement des statistiques sociales (chômage, pauvreté, inégalités hommes-femmes…).

Enfin, la stratégie de Lisbonne, en fixant des objectifs chiffrés, tant économiques que sociaux et environnementaux, a encore élargi le domaine d’intervention de la statistique.

Retour au sommaire

Des politiques communautaires dépendantes des indicateurs statistiques

Pour formuler, piloter et évaluer les différentes politiques communautaires, des résumés chiffrés faciles à appréhender par un utilisateur non expert sont indispensables pour permettre un suivi temporel et une comparaison entre pays.

La mobilisation des données statistiques et la constitution de tableaux de bord regroupant de nombreux indicateurs statistiques ont répondu à cette demande.

Au-delà des indicateurs macroéconomiques traditionnels (produit intérieur brut, inflation, chômage, commerce extérieur…), des données conjoncturelles rassemblées dans les « Principaux Indicateurs Économiques Européens » et des indicateurs structurels ont vu le jour pour suivre la réalisation des objectifs fixés à Lisbonne.

Ces systèmes d’évaluation mériteraient d’être complétés par des approches plus analytiques. L’insuffisance à ce stade de données microéconomiques comparables au niveau communautaire empêche de développer cette voie dès à présent.

Retour au sommaire

Le programme communautaire 2008-2012 propose des statistiques nouvelles

Le projet de programme statistique communautaire 2008-2012 prévoit la mise en place d’outils transversaux, comme l’établissement d’un registre européen des entreprises multinationales et l’utilisation croissante d’internet aussi bien pour la diffusion que pour certaines étapes de la production des statistiques européennes.

Le programme pluriannuel entend accroître la qualité, l’efficacité de la production et de la diffusion des statistiques européennes. Par exemple, le recours accru à des échantillons européens est préconisé.

Des nouvelles demandes statistiques devraient émerger dans de multiples domaines : développement durable, innovation, globalisation, création d’entreprises, développement humain, cohésion économique, sociale et régionale, défis démographiques…, sans oublier le recueil de statistiques des pays candidats ou pré-candidats à l’adhésion pour le suivi du processus d’élargissement de l’Union européenne.

Retour au sommaire

Améliorer la qualité, mieux contrôler la charge statistique

L’application du programme communautaire 2008-2012 oblige à réfléchir sur la gouvernance et l’organisation du système statistique européen. Adopté en 2005, le code de bonnes pratiques de la statistique européenne représente un premier pas vers une gestion totale de la qualité. Il comprend 15 principes, déclinés en 77 indicateurs, visant à faire respecter des principes déontologiques de haute exigence dans l’exercice courant de production et de diffusion

L’exigence d’une meilleure qualité de la statistique européenne va dans le sens du besoin d’une rationalisation, voire d’une réduction des moyens consacrés à la statistique qui caractérise la période actuelle. Dans le contexte de maîtrise des dépenses publiques et de diminution de la charge administrative, les États membres sont enclins à freiner le volume des nouvelles demandes en matière de statistiques européennes.

Retour au sommaire