Structure atypique et plus récente que la plupart des observatoires du tourisme, le système permanent d'observation du tourisme (SPOT) en Auvergne a noué dès son origine un « partenariat intime » avec l'Insee, de l'avis même de son directeur, Jean-Michel Blanc. Ce qui explique qu'aussitôt l'observatoire informé de la disponibilité d'une nouvelle méthode d'analyse statistique des emplois liés au tourisme « nous avons foncé vers l'équipe auvergnate de l'Insee pour amorcer un partenariat », déclare-t-il.
Empressement confirmé par Christophe Bertran, du service études et diffusion de l’Insee Auvergne : « Notre méthode, affinée, a pour intérêt de ne pas seulement tenir compte des emplois caractéristiques du tourisme mais également des activités non caractéristiques, comme la distribution. Nos partenaires de SPOT enthousiastes, se sont véritablement investis dans le processus d'étude ».
un « travail en très bonne intelligence » que Jean-Michel Blanc qualifie aussi d'exigeant, voire critique : « SPOT était demandeur de différents angles de lecture ; nous avons apporté nos demandes particulières relatives aux zonages du tourisme auvergnat, à la variabilité saisonnière de l'emploi ainsi que nos interrogations, notamment à l'égard des métiers concernés par cette activité économique ». Le directeur de SPOT se dit ardent défenseur de la méthodologie et pare les résultats « particulièrement opérants » de deux vertus principales : « Cette étude nous permet d'appréhender l'emploi salarié avec rigueur et elle nous autorise une comparabilité nationale des données recueillies ».
SPOT, qui s'attache également à mesurer l'emploi non salarié lié au tourisme, se consacre aujourd'hui à la réalisation d'une synthèse de ces différents travaux.