La définition retenue pour le chômage est celle du BIT (Bureau International du Travail, agence spécialisée de l’ONU) : pour qu'une personne sans emploi soit considérée au chômage, il faut qu'elle soit disponible pour travailler et qu'elle recherche activement un emploi. Cette définition ne prend pas en compte les raisons pour lesquelles elle se trouve dans cette situation, ni le fait qu’elle soit inscrite ou non en tant que demandeur d’emploi, et qu’elle soit ou non indemnisée.
Une personne est considérée comme ayant un emploi même si elle travaille à temps très partiel. C’est pourquoi une notion complémentaire, le sous-emploi, a été introduite pour décompter les personnes qui travaillent à temps partiel et souhaiteraient travailler davantage, ou qui sont en chômage technique ou partiel. D’autres personnes souhaiteraient travailler mais en sont empêchées pour différentes raisons : elles sont classées dans un « halo » du chômage.
La mesure du chômage, du sous-emploi et du halo du chômage, repose sur l’enquête Emploi. Chaque trimestre 100 000 personnes sont interrogées. Cet échantillon important permet une évaluation fiable du taux de chômage. Pour améliorer encore la précision des résultats, l’enquête est prolongée par une enquête auprès des non-répondants. Les résultats sont publiés deux mois après la fin de chaque trimestre. Ils comportent des estimations du taux de chômage global et décomposé par sexe et âge pour ce trimestre, ainsi que de nombreuses données sur l’emploi.
Un projet de refonte de l’enquête Emploi a été lancé en octobre 2007 : l’échantillon a été augmenté progressivement de moitié ; le questionnaire a été amélioré, pour faciliter sa compréhension par les enquêtés ; l’application de gestion a été entièrement refondue, la nouvelle version entrant en exploitation le 1er janvier 2013.
Le fait de retenir une définition internationale permet des comparaisons significatives du taux de chômage en France et dans les autres pays. De plus, l’enquête Emploi fait partie d’un dispositif d’enquêtes semblables harmonisées entre les différents pays de l’Union européenne, dites « enquêtes Forces de travail ». Les questions posées pour appliquer la définition du BIT ont été harmonisées dans le cadre d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, en accord avec les États-membres.
L’Insee publie le taux de croissance du Produit intérieur brut chaque trimestre, 45 jours après la fin du trimestre. Cette publication a un fort retentissement.
Ce taux de croissance est obtenu grâce à l’élaboration de comptes trimestriels. Ceux-ci sont eux-mêmes établis en cohérence avec les comptes nationaux annuels plus complets et plus précis, mais disponibles plus tardivement. La confection des comptes nationaux utilise un très grand nombre de données statistiques, sur la consommation, sur les comptes des entreprises et ceux des administrations publiques, sur les prix de détail et de production, sur les exportations et les importations notamment. Au-delà du taux de croissance, les comptes nationaux fournissent des données sur la production de biens et services à niveau fin, la consommation et les revenus des ménages, les résultats des entreprises, les grands agrégats de finances publiques, le tout dans un cadre cohérent.
Les comptes nationaux sont établis selon le SEC, Système européen des comptes, adopté par tous les membres de l’Union européenne. Ce système a été élaboré en droite ligne du SCN, Système de comptabilité nationale établi dans le cadre de l’ONU, et qui a été adopté par la grande majorité des pays membres. Les taux de croissance, et plus généralement les données des comptes nationaux, sont ainsi comparables entre les pays.
Autour du 13 de chaque mois, l’Insee publie l’IPC, indice des prix à la consommation, qui fournit l’évolution des prix au cours du mois précédent, ainsi qu'une décomposition fine en une centaine de postes. Cet indice permet de suivre l’évolution des tensions inflationnistes au sein de l'économie française. C’est aussi la référence pour déterminer l'évolution de certaines dépenses et de certains revenus.
Chaque mois, les enquêteurs de l'Insee se rendent dans 27 000 points de vente et y effectuent 200 000 relevés. Les prix des mêmes articles sont relevés, mois après mois, dans les mêmes points de vente. Ces prix relevés sur le terrain sont complétés par des prix collectés chaque mois de manière centralisée auprès d'organismes nationaux ou régionaux tels que EDF ou la SNCF. Une enquête spécifique est menée pour les loyers. L’ensemble que constituent les biens et services dont les prix sont suivis est représentatif de la consommation des ménages. Chaque bien ou service a un poids dans le calcul de l’indice correspondant à son importance dans la consommation.
L’échantillon des produits et services suivis est actualisé tous les ans pour tenir compte de la disparition de certains produits, de l’apparition de produits nouveaux et de l’évolution des comportements de consommation.
200 enquêteurs et 90 agents en région et de la direction générale participent à la détermination de l’IPC
27 000 points de vente visités
200 000 prix relevés chaque mois dans toute la France
40 000 tarifs relevés (SNCF, électricité...)
Pour se rapprocher de la perception des ménages, l'Insee publie des indices de prix par catégories de ménages, calculés à partir de la structure de consommation de ces catégories : couple sans enfant, avec un enfant, deux enfants, trois enfants ou plus, famille monoparentale, personne seule par exemple ; ou encore ménage faisant partie des 20 % les plus modestes, ou des 20 % les plus aisés.
L’Insee calcule aussi l’IPCH, indice de prix à la consommation harmonisé. Cette harmonisation concerne l’Union européenne, l’indice harmonisé étant établi selon les mêmes principes par tous les pays membres. Ces principes ne diffèrent que légèrement de ceux utilisés pour le calcul de l’indice des prix à la consommation français, et les évolutions de l’IPCH et de l’IPC sont très proches.
La Comptabilité nationale
80 agents participent, au sein de l’Insee, à l’élaboration des comptes nationaux annuels et trimestriels.
Principales sources mobilisées
La statistique structurelle d’entreprises, les données des douanes et de la balance des paiements, la comptabilité budgétaire, tous les indicateurs conjoncturels publiés par les autres directions statistiques de l’Insee.
25 000 séries diffusées
Des publications annuelles
3 Insee Première, L’Économie française, 32 Informations Rapides, 11 publications méthodologiques