Mercredi 6 juin 2012, de 10h à 13h
Organisateur : Jacques Bournay, ACN
Président : André Vanoli, ACN
La construction de séries longues est un des objectifs de la comptabilité nationale, bien que les contraintes du court terme lui attribuent souvent une priorité faible. Elle est pourtant indispensable à l’analyse économique et à la modélisation.
La session débutera par une rencontre entre histoire et statistiques économiques à propos des séries très longues. Deux visions seront proposées : celle d’un historien spécialiste d’histoire quantitative et celle d’une comptable nationale qui s’interroge sur l’adéquation des cadres actuels à un passé bien plus lointain. La session se poursuivra avec deux exemples d’analyse sur longue période : comparaison de la crise des années 1930 avec celle des années 2000, et évolution de long terme des revenus et patrimoines.
Les problèmes théoriques et pratiques de la rétropolation des comptes nationaux français, qui auraient dû logiquement être présentés dans cette session 1, le seront jeudi 7 juin à 9h30 avant le début de la session 3.
Jean-Charles Asselain, professeur émérite à l’université de Bordeaux IV
Anne Harrison, University of Edinburgh
Gilbert Cette, Banque de France et Université de la Méditerranée, Yusuf Kocoglu, Université du Sud Toulon et Jacques Mairesse, Insee-Crest
Johara Khelif, Insee
Thomas Piketty, École d’économie de Paris
Cette dernière partie de la session 1 n'a pas pu être présentée lors du colloque.Mercredi 6 juin 2012, de 14h30 à 18h
Organisateurs : Dominique Durant, Banque de France, autorité de contrôle prudentiel et Franck Sédillot, Banque de France, direction générale des statistiques
Président : Pierre Sicsic, Banque de France - Direction générale des études
Le cadre harmonisé des comptes nationaux, articulé avec celui des balances des paiements, se prête tout naturellement à la description et à l’analyse de la mondialisation. Pour être pertinente, celle-ci requiert cependant un surcroît d’information qui impose un réel défi aux statisticiens.
Sur le plan financier, les déséquilibres considérables entre l’épargne et l’investissement des principales zones géographiques ont modifié la répartition des avoirs et engagements. Les pays jadis émergents sont devenus créanciers nets des pays les plus avancés. Ces déséquilibres, qui suscitaient l’admiration jusqu’au milieu des années 2000, manifestent aujourd’hui leur caractère insoutenable dans la crise que traverse la finance globalisée.
Pour parvenir à cette vision synthétique et orientée du créancier vers son débiteur, le qui à qui entre pays, voire entre secteurs au sein des pays est indispensable. À cet égard, les balances de paiements ont réalisé de nets progrès : le recours aux référentiels titres et aux informations détenues par les conservateurs a notablement amélioré l’élaboration des flux de portefeuille et a, par ailleurs, permis une meilleure appréhension des groupes et des flux d’investissements directs. L’appréhension des risques bute cependant encore sur les réallocations opérées par les produits dérivés et les structures des groupes internationaux.
S’agissant des échanges de biens et service, une analyse précise des opérations permet de mettre en évidence l’évolution des différents pays sur la chaine de la production globalisée. Les comparaisons internationales du contenu en valeur ajoutée des importations et des exportations menées par l’OCDE sont à cet égard très éclairantes. L’exemple de la Chine montre les effets d’une stratégie volontariste de positionnement dans le commerce mondial.
Anton Brender, professeur associé à l’Université Paris-Dauphine et directeur des Études économiques de Dexia Asset Management
Bruno Longet, service de la balance des paiements à la Banque de France
Nadim Ahmad, Sebastien Miroudot et Norihiko Yamano, OCDE, section commerce et productivité
Françoise Lemoine, CEPII
Jeudi 7 juin 2012, de 9h30 à 13h
Organisateur : Ronan Mahieu, Insee
Président : Jean-Marc Béguin, Insee
La comptabilité nationale s’appuie en grande partie sur les statistiques d’entreprises pour l’élaboration des données concernant l’appareil productif. Ces statistiques d’entreprises connaissent à l’heure actuelle deux évolutions majeures :
La session apportera un éclairage sur ces deux mouvements de fond touchant les statistiques d’entreprises, et par là-même les comptes nationaux.
Vincent Hecquet, Insee
Jeudi 7 juin 2012, de 14h30 à 18h
Organisateur : Fabrice Lenglart, Insee
Président : Peter Van de Ven, OCDE
La commission Stiglitz-Sen-Fitoussi a remis en septembre 2009 un rapport sur la mesure de la performance économique et du progrès social. Dans ce rapport, la commission a ouvert des voies de développement pour la statistique publique et plus particulièrement pour les comptes nationaux. Ces recommandations et les tout premiers travaux associés ont été présentés lors du précédent colloque de l’ACN en juin 2010.
Deux ans après, cette session vise à faire le point sur les nouvelles avancées en mettant l’accent sur la perspective des ménages. Sur ce thème, le rapport préconisait de mettre en valeur les indicateurs déjà existant dans les comptes nationaux, mais aussi d’accorder davantage d’importance à la répartition des revenus, de la consommation et des richesses. Il suggérait également d’élargir les indicateurs de revenus aux activités non marchandes.
Les papiers de cette session s’attachent donc à présenter un état des lieux sur les réflexions théoriques menées et/ou les avancées réalisées d’un point de vue pratiques sur ces thématiques.
Sébastien Durier, Insee et Lucile Richet-Mastain, Insee
Delphine Roy, Insee
Maryse Fesseau, OCDE, Maria-Liviana Mattonetti, Eurostat et Florence Wolff, OCDE
Denis Leythienne, Eurostat
Vendredi 8 juin 2012, de 9h30 à 13h
Organisateur : Paul Schreyer, OCDE
Présidente : Myriam Linster, chef de la section Information et Indicateurs environnementaux à l’OCDE
La comptabilité nationale est souvent critiquée pour ne pas tenir suffisamment compte des interactions entre l’économie et l’environnement - en particulier, les services que l’environnement rend à l’économie ne sont comptabilisés que très partiellement. Ceci conduit à une sous-estimation de la dépendance de l’activité économique à l’environnement naturel et peut conduire à des mesures politiques erronées. Un nouveau standard de comptabilité internationale, le SEEA (pour «System of Environmental - Economic Accounts»), vient d’être adopté par les Nations Unis. Il vise à compléter le cadre de la comptabilité nationale pour mieux tenir compte des interactions entre l’économie et l’environnement.
Le premier objectif de cette session du colloque est de discuter ces nouvelles normes de comptabilité et d’explorer leur mise en œuvre statistique. Un deuxième objectif est de comprendre comment sont analysées dans le cadre comptable certaines questions sociales qui sont indissociables des questions d’environnement. De nouveaux travaux qui lient les modes de consommation et leur intensité en CO2 avec le niveau de revenu des ménages présentent un bon exemple de ce type. Les papiers de la session pourront porter sur des réflexions théoriques ou présenter des exemples de mise en œuvre pratique.
André Vanoli, ACN
Prabodh Pourouchottamin, EDF R&D, dept EPI
Jean-Louis Weber, Agence Européenne de l’Environnement