Identifiant : 000641305
Mise à jour du mercredi 15 mai 2013
Source1 : Insee - Division "Prix à la Consommation"
Année de base 1998
L'INSEE a mis en service en février 1999 un indice des prix à la consommation rénové base 100 = Année 1998. Cette 7ème génération d'IPC depuis 1914 remplace l'indice base 100 = Année 1990. Le changement d'année de base demande un travail de raccordement pour les utilisateurs, c'est pourquoi l'année 1998 est publiée dans les deux bases (100 en 1990 et 100 en 1998). Il est donc toujours possible de calculer des évolutions mensuelles et annuelles cohérentes, dans la base 1990 jusqu'en décembre 1998, dans la base 1998 à partir de janvier 1998.
Destiné à apprécier l'inflation, l'IPC permet de mesurer de façon synthétique l'évolution "pure" du prix des produits consommés par les ménages. Il ne dépend pas de la prise en charge de tout ou partie du coût par l'administration ou des organismes de sécurité sociale. Ainsi, par exemple dans le secteur de la santé, l'IPC suit le prix global des médicaments et non celui du seul ticket modérateur.
Coordonné avec la mise en place de la nouvelle base 1995 des comptes nationaux, l'IPC base 1998 en adopte les nouveaux concepts. Le champ de l'IPC devient ainsi celui de la consommation finale effective des ménages pour les opérations comportant des transactions monétaires.
Cette restriction conduit à exclure deux sous-ensembles :
De façon extensive, le champ de l'IPC se définit comme celui de la consommation finale effective marchande monétaire des ménages.
Dans ce champ, le taux de couverture de l'IPC base 1990 était de 88,3%. Celui de l'IPC base 1998 sera de 94,1%. D'importantes extensions de couverture sectorielle ont ainsi été réalisées dans le secteur des services, le seul à ne pas être couvert en totalité.
Sont concernés par ces extensions, 11 groupes. Parmi les avancées les plus notables on peut citer les assurances (automobile et habitation), les services de protection sociale (crèches, assistances maternelles et maisons de retraite) et différents services liés à l'habitation (enlèvement des ordures ménagères, gardiennage, entretien des ascenseurs, employés de maison), autant d'activités qui connaissent aujourd'hui un développement rapide. Une part de ces nouveaux produits avait déjà été introduite en 1997 dans l'indice des prix communautaire harmonisé au niveau européen (IPCH).
Ne seront pas couverts par le nouvel indice, 5,9% de la consommation relevant du champ de l'IPC :
A côté des extensions de champ de l'IPC, des améliorations de sa couverture ou du mode de calcul des indices ont été opérées dans certains secteurs. Dans les services, il s'agit des assurances et des services juridiques (par rapport au suivi existant dans l'IPCH), des services bancaires, de l'eau (avec notamment la distinction entre eau et chauffage urbain et le partage entre distribution d'eau et services d'assainissement). Les produits diététiques et biologiques ont été introduits dans l'alimentation, le GPL et les compositions florales dans le secteur des produits manufacturés.
Conformément au choix opéré dans la nouvelle base de Comptabilité Nationale, le champ de l'IPC est désormais étendu aux DOM. Cette extension porte sur 1,6% de la consommation de référence. Elle est effectuée de façon détaillée : chaque indice de poste IPC est ainsi la moyenne pondérée entre l'indice métropolitain (qui continue à être calculé) et les quatre indices des DOM.
L'indice de base 1990 s'inspirait déjà des grandes fonctions de consommation de la nomenclature internationale COICOP (Classification Of Individual COnsumption by Purpose). Celle-ci a été largement revue depuis ; elle est en application sur l'IPCH dans une version provisoire. L'IPC base 1998 intègre complètement la nouvelle nomenclature COICOP. L'indice global est établi en tenant compte de la décomposition définie par la COICOP au niveau des quatre premiers caractères, avec quelques aménagements à la marge des regroupements à pondération trop faible. A ce niveau, la nomenclature nationale comprend 85 regroupements (ex : 01.1.2 viande) agrégés en 12 fonctions au lieu de 8 pour l'IPC base 1990 (ex : 01 produits alimentaires et boissons non alcoolisées) et 37 sous fonctions (ex : 01.1 produits alimentaires).
Deux niveaux supplémentaires apportent plus de détails :
204 postes sont communs à l'ancienne et nouvelle nomenclature. Les pondérations mises à jour chaque année sont explicitement calculées à ce niveau. Seules les publications de données en moyenne annuelle seront désormais effectuées pour les postes les plus pondérés.
La différence de statut de l'information calculée aux niveau 5 et 6 vient du souci de diffuser une information fiable.
Le niveau 5 a été retenu en tenant compte de quatre contraintes principales :
Si l'on prend comme référence le nombre de postes de la base 1990 (265) ou celui de la base 1998 (303), le nombre des sous-indices publiés mensuellement (159) marque une nette réduction qui peut surprendre les utilisateurs. Ce mouvement s'inscrit toutefois dans la logique amorcée avec la base 1990 qui avait vu le nombre des postes passer de 295 a 265. L'élargissement du champ d'observation et l'amélioration continue des méthodes de traitement impliquent, à coût constant, une réduction du nombre d'observations mensuelles. Comme en 1992, une optimisation de l'échantillon a été réalisée en 1997. Elle a vu le nombre de relevés (hors produits frais) diminuer de 15 000 et aujourd'hui l'échantillon est de 114 000 relevés mensuels. Si la précision de l'indice global demeure satisfaisante (inférieure a 0,1% sur glissement annuel), de même que celle des données agrégées publiées, celle des données les plus fines n'est souvent pas suffisante pour permettre des analyses pertinentes au mois le mois.
La confrontation entre la nomenclature des 265 postes de l'indice base 1990 et celle des 159 groupes de l'indice base 1998 est également de nature à atténuer l'idée de perte d'information substantielle pour l'utilisateur. La réduction apparente du niveau de détail de l'information est surtout marquée pour les fonctions de consommation traditionnelles (alimentation, habillement, hôtels-cafés-restaurants...) qui étaient très finement détaillées dans l'indice base 1990 : ne sont plus diffusés chaque mois des postes ne représentant qu'une faible part de la consommation des ménages ou dont les évolutions ont une précision médiocre. En revanche, le nombre de sous-indices diffusés est peu réduit, voire augmente dans les domaines qui représentent une part croissante du budget des ménages comme le logement, les transports, les télécommunications et divers services liés à la personne.
Pour connaître le contenu des groupes, cliquez sur le lien suivant :
La réalisation de la nouvelle base de comptabilité nationale a été l'occasion d'une réestimation complète de la consommation des ménages à un niveau de détail fin. Simultanément, certains traitements conceptuels ont été modifiés et le contenu en produits de certaines rubriques élémentaires a été reprécisé.
De nouvelles pondérations de l'IPC ont été établies. Elles s'appuient en premier lieu sur les nouvelles évaluations de la comptabilité nationale. Celles-ci doivent ensuite être affinées par diverses sources complémentaires car le niveau de travail de la nomenclature IPC est souvent plus détaillé que celui des comptables nationaux. Le poids relatif des variétés au sein des postes a également été revu lorsque l'information disponible l'a permis.
La nouvelle base de l'IPC est sans effet immédiat sur la méthode de calcul de l'IPCH, mais elle anticipe par ses extensions, sur l'élargissement, à court terme, du champ de l'indice européen.
D'autres indicateurs synthétiques sont par contre rénovés avec la base 1998 : l'indice des ménages "modestes", l'inflation sous-jacente, l'indice d'ensemble CVS ainsi que la nomenclature conjoncturelle.
Pour plus d'information pour ces indicateurs particuliers, voir directement la documentation des domaines concernés.
Les publications sont rénovées. En particulier, le calendrier de publication de l'indice corrigé des variations saisonnières, de l'indice sous-jacent et de l'IPCH est avancé à la parution de l'indice provisoire. Ces indices et évolutions sont donc révisables. Les valeurs provisoires sont accompagnées du code de qualité "P".
Plusieurs améliorations de méthode ont été apportées progressivement au calcul de l'indice au cours des dernières années (cf la nouvelle édition 1998 de "Pour comprendre l'indice des prix", INSEE Méthodes n°81-82, décembre 1998). Lorsque cela s'est avéré possible, l'année 1998 de la nouvelle base de l'IPC a été recalculée selon les méthodes utilisées en 1999 pour permettre des comparaisons homogènes.
Les principaux progrès, portent sur les points suivants :
Il n'y a pas de méthode unique de raccordement des séries : deux solutions sont proposées aux utilisateurs. L'année 1998 est publiée dans les deux bases (1990 et 1998), ayant des contenus différents, afin de permettre ce raccordement.
La première méthode opère un raccord sur la moyenne annuelle. Elle est indiquée pour les séries annuelles.
La seconde consiste à raccorder les séries sur un mois quelconque de l'année commune de publication 1998. Elle est naturelle pour les séries mensuelles car elle évite tout "saut" au point de raccordement. Le mois choisi est souvent décembre, dernier mois publié dans les deux bases : les évolutions mensuelles correspondent alors toujours à celle de l'indice "officiel" (publié au Journal Officiel), base 1990 jusqu'en décembre 1998, base 1998 à partir de janvier 1999.
Prenons, par exemple, la série nationale de l'ensemble des ménages hors tabac (Métropole et DOM).
L'indice moyen annuel de 1998 (en base 1990) de l'ensemble des ménages hors tabac est égal a 114,8.
L'indice moyen annuel de 1998 (en base 1998) de l'ensemble des ménages hors tabac, Métropole et DOM, est égal a 100.
On cherche à poursuivre une série publiée d'indices en base 1990 au-delà du mois de décembre 1998.
Exemple : prenons toujours la série nationale de l'indice d'ensemble des ménages hors tabac, Métropole + DOM.
L'indice de décembre 1998 (base 1990) vaut alors 114.9 alors que l'indice de décembre 1998 (base 1998) est égal a 100.
La méthode la plus simple consiste, pour revaloriser sur un an une pension, à appliquer l'évolution annuelle en nouvelle base 1998 sur les mois correspondants au mois d'échéance. Si la revalorisation est sur plusieurs années, il faut passer par l'année 1998 en ancienne base puis en nouvelle base.
Par exemple, une pension a été revalorisée la dernière fois en février 1999 sur l'indice national de l'ensemble des ménages hors tabac (Métropole + DOM), le calcul est le suivant :
L'indice de février 1998 base 1998 est de 99,8.
L'indice de février 1999 base 1998 est par exemple égal a 100,6 (donnée fictive).
Une méthode équivalente, mais un peu plus complexe, consiste à poursuivre la série en utilisant l'indice d'actualisation en base 1990, c'est-à-dire en calculant un coefficient de raccordement comme expliqué précédemment.
Remarque : Les profils infra-annuels des indices d'ensemble sont assez proches dans les 2 bases 1990 et 1998. Le choix d'un mois particulier par rapport à celui de la moyenne annuelle pour effectuer le raccordement n'a donc pas une très grande importance : son incidence sur le résultat final ne devrait pas, en général, excéder 0,1%. Cette remarque ne vaut pas pour certaines séries plus détaillées (postes de la base 1990, groupes de la base 1998), pour lesquels les effets du choix effectué peuvent être parfois plus importants.